Sur terre, sur mer, et maintenant dans les airs, Fullgaz élargit son champ d'action dans les sports alternatifs. S'il est une discipline qui mérite d'être mise à jour aux yeux du grand public, c'est incontestablement tout ce qui concerne la chute libre et le Parachutisme sportif. Nous avons choisi de vous présenter aujourd'hui l'équipe de France de VRV, le Team 4 Speed, qui défendra les couleurs de la France lors du premier championnat du monde de ce nouveau sport en Russie en août prochain.
O combien spectaculaires, les disciplines dérivées du Parachutisme sportif sont nombreuses ; Voltige, Voile Contact, Freestyle, Freefly, Skysurf, Swoop, Wingsuit, Vol Relatif, etc… Et aujourd'hui le VRV ou Vol Relatif Vertical. Inventé il y a quelques années par les américains, le VRV se situe entre le Vol Relatif et le Freefly : Quatre performers, filmés par un videoman, doivent effectuer un certain nombre de figures en un minimum de temps, à un détail près, cela se passe la tête en bas et à près de 300 km/h !
Les premières compétitions officielles apparaissent il y a deux ans aux Etats-Unis et sont actuellement dominées par les américains. Le Team 4 Speed (qui officie en tant qu'équipe de France officielle de VRV) met tout en œuvre pour leur contester cette suprématie. Ils s'avèrent aujourd'hui les principaux concurrents d'Arizona Arsenal (l'équipe américaine) pour le premier titre de la discipline qui sera décerné en août. Nous les avons rencontrés dernièrement à Gap lors d'un entraînement, histoire de les connaître mieux ainsi que leur discipline, et voir comment ils abordent ce premier championnat du monde VRV.
(Interview de Julien Guiho, membre du Team 4 Speed, qui a récemment rejoint les rangs des Fullgaz riders…)
Julien, peux-tu nous décrire brièvement votre discipline ?
Le VRV est une variante du VR, le Vol Relatif, qui est la discipline reine du Parachutisme. Pour faire simple, on doit effectuer un maximum de points en 35 secondes, le plus souvent la tête en bas.
Racontes-nous un peu ce qu'est le Team 4 Speed…
Cela a commencé par le fait que les américains étaient mécontents des jugements sur les disciplines artistiques. Ils ont donc créé le VRV pour qu'il n'y ait plus d'erreurs possibles au niveau de la notation. Quelques équipes ricaines s'y sont mises, la France a été la deuxième nation à s'y lancer sérieusement, là est né le Team 4 Speed, que j'ai rejoint il n'y a pas longtemps.
Quid de la compétition ?
Vu que c'est une jeune discipline, il n'y avait pas suffisamment de monde pour créer une vraie compétition internationale. Maintenant que ce sport évolue et se médiatise un peu, le premier championnat du monde voit le jour cette année dans le Tatarstan en Russie. La semaine suivante, il y aura également le championnat du monde de Swoop au même endroit. Le Swoop est plus vieux que le VRV, ce sera un moment important dans la saison des Swoopers, dont j'espère faire parti en individuel mais il n'y a rien de sûr pour l'instant.
Comment se déroule votre programme d'entraînement ?
On a réussi à avoir un budget pour pouvoir s'entraîner 15 jours par mois. L'hiver on favorise le tunnel, qui se déroule en deux sessions de training aux Etats-Unis dans la soufflerie de Paraclete, qui est maintenant un de nos principaux sponsors. Cela représente une quinzaine d'heures de tunnel, plus environ 600 sauts en inter saison selon la météo. Sinon on s'entraîne à Eloy en Arizona (la plus grosse Drop Zone du monde) car là-bas on n'a pas à se soucier des conditions météo. En ce moment on s'entraîne à Gap. Le programme se déroule comme ça 15 jours par mois, à raison de sessions de 12 sauts par jour.
Comment se passe un saut en VRV ?
La sortie d'avion est très importante, c'est de là que tout le reste du saut va découler. Il faut faire un maximum de points dès le départ. On fait une sortie directe, qui consiste à faire le premier point dans le vent, prêt à enchaîner sur le reste. Si l'énergie est bonne, ça part fort de suite, il faut alors maintenir le rythme et surtout ne pas craquer tout au long du saut. La moindre hésitation peut engendrer un claquage complet de l'équipe et faire exploser le groupe.
On répète donc beaucoup au sol pour créer des automatismes visuels et sensoriels, de sorte à minimiser toute hésitation. Pour cela, l'imagerie mentale est beaucoup utilisée.
A quelle vitesse vous chutez en VRV ?
On descend dans une fourchette de 280 à 295 km/h.
Vous avez d'autres activités pour votre entraînement physique ?
A vrai dire non. De mon côté je fais beaucoup de tunnel et de Skydive pour garder la forme, car cela reste avant tout un sport physique. Dans l'équipe c'est pareil, Raph et Pti Fred font beaucoup de Skydive hors entraînements, c'est du plein temps. On n'a pas trop le temps de faire autre chose. On doit également faire attention à ne pas se laisser aller ou prendre du poids, comme n'importe quel sport de haut niveau en fait…
Merci et bon courage pour la Russie !
Fred Nenet
Capitaine / Performer
8 000 sauts
+ 500 h Tunnel
Cyril Colin
Performer
6 000sauts
+ 500 h Tunnel
Raphaël Coudray
Performer
12 000 sauts
+ 900 h Tunnel
Julien Guiho
Performer
10 000 sauts
+ 500 h Tunnel
Yannick Poletti
Videoman
4 000 sauts
+ 100 h Tunnel